Quand je serai grande, je veux être …

Vétérinaire. Voilà, ce que petite fille je répondais à la question en or « qu’est-ce-que tu voudrais faire plus tard ». Aujourd’hui mon métier n’a rien à voir avec mon rêve d’enfant, mais je vis de ma passion. Tout au long de mon parcours j’ai exploité une qualité pour laquelle j’étais douée : la créativité. Cela n’a pas toujours été facile et lisse (aujourd’hui encore). Toutes les embûches et échecs m’ont été utiles pour avancer et me construire. Ma ténacité et les rencontres ont participé à la solidité de mon expérience. Capture d_écran 2018-10-30 à 14.14.00Quand je serais grande …Élève studieuse, un brin influençable, j’ai toujours adoré l’école. À 9 ans je voulais être vétérinaire. Il y a cette magie dans l’enfance, où tout est possible et réalisable. Sans barrières d’aprioris, sans peur de l’échec. Au collège j’ai mis mon rêve au placard. Les préoccupations d’adolescentes m’ont vraiment bien occupé l’esprit à tel point que je ne crois pas avoir eu de projet professionnel à cette période. Ce dont je me souviens c’est que je dessinais tout le temps. Dans les agendas des uns et des autres. Sur mon sac à dos, dans mes cahiers, sur les murs (oui oui), dans des carnets, j’adorais les arts plastiques. J’étais douée, mais voilà je ne voyais aucune vocation dans le dessin.Et puis en 3ème, j’ai suivi la vague pour m’orienter dans une seconde générale. Une erreur qui m’a été plus que bénéfique. Cette année de seconde a été un véritable échec scolaire. Travailler sans passion, sans leitmotiv n’est pas fait pour moi. Mes notes ont fait le grand saut vers le vide. Cela a été un électrochoc. Je me suis posée et fait la liste des choses pour lesquelles j’étais douée et que j’aimais. Pour trouver la filière que je voulais faire.J’ai postulé sans trop y croire dans dans un bac STI arts appliqués. J’ai été prise, et c’est à ce moment là que je me suis révélée (mon dieu c’est beau!). Je suis en école d’art (s’il vous plaît)La rentrée suivante, je me retrouve en établissement privé et interne (ça n’a pas été simple au début). Mon emploi du temps était partagé entre matières générales et matières artistiques. Je reprends tout à zéro (nouvelle ville, nouvelle école, nouvelles personnes). Je suis comme un poisson dans l’eau. J’ai l’impression d’apprendre des choses qui me sont utiles et que j’applique dans mon travail. Tout les jours je prends plaisir à aller en cours. Nous avons une classe unie, tout le monde s’entend et s’entraide. Les professeurs sont exceptionnels, nous tissons tous des liens très très forts. Je me souviens passer des nuits entières sur des travaux en expression plastique, ou en étude de cas. C’est décidé plus tard je veux être graphiste. Avant de passer le BAC, il faut postuler dans les grandes écoles pour la suite de l’aventure (tu sais le fameux site post bac). Mon but ultime est d’intégrer une école parisienne, et pour cela j’ai passé des étapes sur dossiers et oraux devant jury.J’obtiens mon bac avec mention (on s’en fout, mais ça fait plaisir quand même) et quelques semaines après j’ai mon pass pour entrer en école supérieure de communication à Paris ! J’ai 19 ans, je vais être étudiante à Paris et y habiter seule ! Une excitation énorme, mélangée à une peur de l’inconnu. Je mesure ma chance d’être prise.Capture d_écran 2018-10-30 à 13.59.27Panam Panam PanamAppartement dans le 17ème, nouvelle vie. Encore une fois on met les compteurs à zéro et c’est partie pour une nouvelle aventure. Une aventure de deux ans extra. Une super classe et de très bons profs.J’apprends à bosser sur logiciels, à respecter un brief … Bref les bases de mon futur job. Les projets sont créatifs, et les stages intéressants.Je porte un grand intérêt à l’histoire de l’art et passe beaucoup de temps dans les musées (je te rassure pas tout mon temps ). Et un doute s’installe en moi… Est ce que je ne me suis, pas trompée de voie ? Et si je voulais faire un métier en rapport avec l’art ? Mon BTS en poche je passe le concours de l’école de Louvre. Finalement je rentre en fac d’histoire de l’art à Rennes (l’amour l’amour). La voie sans issue Je me rends compte très vite à la fac, que la filière est sans issue pour moi. Beaucoup d’élèves pour peu de postes. Je décide donc de commencer à créer mon activité de graphiste free-lance à côté de mes études. Et c’est la meilleure idée que j’ai eue. J’ai commencé à bosser à droite et à gauche. Au départ presque gratuitement. J’ai eu également des petits jobs à côté (il faut bien manger).Capture d_écran 2018-10-30 à 13.51.58Ce faire un nom C’est le premier conseil que j’ai suivi. Le but est de se faire connaître et de ne rien lâcher. Au départ je travaillais en salarié à côté, car mon activité de graphiste ne me faisait pas vivre. Et puis petit à petit, les projets se sont additionnés. Le bouche à oreille a fonctionné et la réputation professionnelle s’est construite ainsi.Je postulais régulièrement dans des agences de communication. Mais je ressortais toujours en me disant « non ça ne le fera pas ». J’avais l’envie de travailler pour moi. On a parfois abusé de mon envie de bien faire, on m’a exploitée. J’ai souvent été déçue. J’ai eu des gros doutes sur mes capacités. Mais je n’ai jamais rien lâché ! J’ai toujours fait en sorte de rebondir, de chercher les clients, de sortir à des événements pour faire mon réseau. J’ai dû parfois travailler gratuitement pour me faire connaître. Mais quelques années plus tard je me dis que c’était nécessaire. Aujourd’hui je suis forte de toutes ses expériences. Bonnes ou mauvaises, ce sont des leçons. Je pars du principe que rien n’est acquis. Je m’éclate dans mon métier, j’apprends chaque jour de nouvelles choses. Je dois sans arrêt me former sur les nouvelles techniques. Je rencontre beaucoup de monde. Je développe d’autres prestations et capacités. Je suis épanouie et heureuse de travailler. Travailler pour soi et de chez soi est un privilège, qui n’est pas sans risques. Dans mon métier chaque décision compte et peut avoir des conséquences. Mon parcours professionnel à basculé à partir d’un échec (en seconde) et cela a été la plus belle claque de ma vie. Sans elle je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui. Je serais certainement une personne très différente. J’ai galéré pour arriver à vivre de ma passion, mais le jeu en valait la peine.J’ai créé mon emploi de A à Z. Quand on me demande « qu’est ce que tu fais dans la vie », je dis Graphicdesigner. Mais je suis aussi illustratrice, community manager, blogueur, consultante, comptable, secrétaire, …Capture d’écran 2018-10-30 à 14.12.27.pngVos questions:

  • Pourquoi as-tu décidé d’être free-lance ? Pas trop dur au début ?

J’ai décidé d’être freelance sur un coup de tête. Pour créer mon propre emploi. Forcément au départ c’était difficile mais cela m’a forgé.

  • Depuis combien de temps exerces-tu ?

Depuis 7 ans déjà !

  • En quoi consiste ton travail au quotidien ?

Je réponds aux besoins de mes clients dans leur communication. Création d’identité visuelle, communication print ou digitale. Je les aide à développer leur image et à les faire connaître. Je réponds aux mails, envoie des devis et des factures. Rédige des cahiers des charges, des briefs, rencontre les clients, réponds à leur questions, je crée des stratégies de communication… Des plannings, des contenus digitaux. Mais aussi fais de l’illustration comme pour Elyrose Factory.

  • As-tu bosser en entreprise? Investissement financier ?

J’ai bosser pour une agence au tout tout début. Mais faire du travail uniquement d’exécution ne m’intéressait pas trop. Je ne suivais pas le dossier client du début à la fin. Pour l’investissement financier de départ il était presque nul car j’avais déjà le matériel suite à mes études. 

  • Quelle est la partie de ton travail que tu préfères ? Et celle que tu aimes le moins ?

J’adore la partie de création. Le côté qui me plait moins c’est sans surprise l’administratif !

  • Ton métier représente combien d’heures par semaine ?

Comme je suis seule, mon travail représente énormément d’heures dans la semaine ! Ce qui est sûr c’est que je suis très très loin des 35h. Mais comme j’aime ce que je fais cela n’a pas d’importance.

  • Si tu devais garder un seul job se serait lequel ?

C’est une question très difficile ! J’aimerais développer l’illustration.

  • Est ce que ton métier t’apporte joie et plaisir ?

Oui énormément 

  • Comment es-tu devenue community manager ?

Par hasard. Mon travail sur les réseaux sociaux a tapé dans l’œil d’entreprises. Sont arrivés, une puis deux , … demandes en community management et de fil en aiguille j’ai développé cette prestation. Si tu as d’autres question n’hésite pas à me mettre un commentaire, j’y répondrais avec plaisir.Bonne journée à tous la Team Beurre Salé !Gaëlle

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2 commentaires sur “Quand je serai grande, je veux être …

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  1. Hello Gaëlle, je me demandais est-ce qu’un jour tu penses « agrandir » ta société ? Par exemple en embauchant comptable, assistante ou autre ?

    En tout cas super boulot, je ne commente jamais mais super boulot ! J’adore te suivre sur Insta et tes stories me font beaucou rire. Continues comme ça !!! 🙂

    Aimé par 1 personne

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